Est-il nécessaire de décalotter le bébé lors de sa toilette? C’est une interrogation fréquente chez les parents de garçons. «Non, il n’est pas urgent de repousser le prépuce, la peau qui couvre le gland, durant le nettoyage», précise le Dr Enrico Brönnimann. Chez les nourrissons, le prépuce est souvent étroit, et il est normal qu’il ne puisse pas être repoussé. Ce phénomène, appelé phimosis physiologique, affecte la plupart des bébés. Parfois, des adhérences entre le prépuce et le gland peuvent également empêcher le décalottage.
Tenter de forcer le décalottage peut être non seulement inutile mais également source de complications. «En forçant, on peut provoquer des douleurs et des micro-lésions qui pourraient nécessiter une intervention chirurgicale, continue le spécialiste. Un autre danger est que le prépuce ne puisse pas retrouver sa position initiale, entraînant un œdème qui nécessitera une intervention médicale immédiate.»
Avec le temps, le prépuce s’élargit naturellement et les adhérences finissent par disparaître, permettant ainsi un décalottage complet. Cela se produit généralement durant les premières années de vie. Toutefois, le phimosis peut parfois devenir pathologique et causer des complications comme des douleurs, des infections ou des problèmes pour uriner. Sur prescription médicale, une crème corticoïde peut être appliquée sur le prépuce pendant plusieurs semaines pour assouplir la peau. «Dans la plupart des cas, ce traitement est suffisant pour résoudre le phimosis et permettre le décalottage du gland. Si ce n’est pas le cas, une opération chirurgicale, telle qu’une circoncision ou une plastie du prépuce, peut être envisagée», explique le médecin.
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Observer sans précipitation
Le conseil le plus judicieux pour la majorité des jeunes patients est de laisser le temps au prépuce de s’assouplir et de ne pas précipiter le traitement. «Selon les lignes directrices de l’Association européenne d’urologie pédiatrique, il est recommandé de ne pas traiter le phimosis tant qu’il n’engendre ni infection ni douleur. Avec le temps, le prépuce deviendra plus souple et le gland sera naturellement décalottable», souligne Dr Brönnimann.
Cependant, si le phimosis persiste jusqu’à la puberté et même s’il ne cause pas de souci à l’adolescent, un traitement peut être proposé. En effet, «si le phimosis n’a pas disparu, il peut poser des problèmes lors des premières expériences sexuelles, comme des douleurs ou un risque de déchirure», ajoute le spécialiste.
Il est important de noter que ces recommandations sont générales et peuvent varier selon les cas. Pour certains enfants présentant des anomalies des voies urinaires, un traitement précoce peut être recommandé pour prévenir des infections. Les protocoles de traitement peuvent aussi différer en fonction de la sévérité du phimosis et des symptômes associés. Ainsi, il est essentiel de consulter un pédiatre pour évaluer chaque cas de manière individuelle.
Position correcte des testicules
Un autre aspect crucial à surveiller chez le jeune garçon est la position des testicules. «Le déplacement des testicules de l’abdomen vers les bourses se fait généralement avant la naissance, mais peut également se produire un peu plus tard, jusqu’à l’âge de 6 mois en moyenne», explique Dr Brönnimann.
Le cas du testicule mobile
Il arrive que les parents remarquent qu’un des testicules, précédemment descendu dans la bourse, n’y est plus par moments. Il s’agit du «testicule mobile». «Dans cette situation, le pédiatre examinera les testicules pour voir s’ils remontent spontanément lorsqu’ils sont tirés vers le bas ou s’ils restent dans les bourses pendant un certain temps. Si un testicule remonte immédiatement, ou si l’examen n’est pas concluant, le patient sera référé à un chirurgien pédiatrique qui évaluera la nécessité d’une intervention chirurgicale. Sinon, un suivi régulier est conseillé, généralement tous les six mois», précise Dr Brönnimann. Il est à noter que souvent, le «testicule mobile» se stabilise définitivement dans les bourses à la puberté.
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