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Maintenir un dialogue constructif
Lorsque des opinions divergentes émergent, il est fréquent que chaque partie pense détenir la vérité et considère l’autre comme étant dans l’erreur. «Il est crucial de se défaire de l’idée que les autres doivent partager notre point de vue», explique Anette Cina, psychologue et enseignante à l’Institut de recherche et de conseil en matière de famille à l’Université de Fribourg. «Les critères que nous jugeons importants dans nos décisions dépendent de nos besoins personnels, qui varient d’une personne à l’autre. Il est essentiel de respecter les choix de chacun, qui sont basés sur ses propres connaissances et besoins, sans chercher à imposer notre vision.»
Il est néanmoins important d’exprimer sa propre opinion, pour soi et pour les autres, car cela permet d’articuler les raisons de nos positions. Toutefois, pour ne pas rompre le dialogue, il est aussi vital de reconnaître la légitimité du point de vue d’autrui, même en cas de désaccord. En faisant preuve d’une écoute sincère et en restant réceptif aux opinions différentes, on favorise un échange mutuel. À l’inverse, se rigidifier sur sa position peut inciter l’autre à faire de même.
Opter pour la méta-communication
Afin de ne pas fermer les portes à la discussion, un autre outil essentiel est la méta-communication. Cela consiste à verbaliser notre désaccord et l’impact émotionnel que cela engendre sur nous. Par exemple, dire : «Lorsque tu exprimes cela, je me sens blessé car j’ai l’impression que mes convictions sont jugées.» Romaine Dukes, psychologue associée au Service universitaire de psychiatrie de l’âge avancé et à la Consultation Couple Famille au CHUV, souligne : «Derrière les opinions, il y a souvent des valeurs. En discuter peut révéler que, fondamentalement, nous partageons les mêmes valeurs, bien que nos méthodes pour les appliquer diffèrent. Cela permet de se concentrer sur ce qui nous unit plutôt que sur nos divergences.»
Prendre une pause dans la conversation
Dans le feu d’une discussion, les émotions peuvent parfois prendre le dessus, nous empêchant de parler clairement, nous détournant du sujet initial ou nous amenant à dire des choses blessantes. Pour éviter cela, il est possible de demander une pause dans la conversation, tout en laissant la porte ouverte à une reprise du dialogue dans le calme ultérieurement. «Si un thème provoque systématiquement des tensions, il peut être judicieux d’en parler pour clarifier la situation et, si nécessaire, convenir d’éviter ce sujet à l’avenir. Toutefois, cela ne devrait être envisagé qu’après avoir tenté de résoudre le conflit, car idéalement, aucun sujet ne devrait être tabou au sein d’une famille», estime Romaine Dukes. Si le dialogue devient trop compliqué, il peut être utile de rechercher de l’aide via une médiation ou une thérapie familiale.
Comprendre les différences générationnelles
Le fossé générationnel entre grands-parents, parents et enfants peut parfois conduire à des malentendus. «Il est important de se rappeler que chaque génération a grandi dans un contexte historique et sociétal différent, avec des priorités distinctes», rappelle Romaine Dukes. Par exemple, les choix éducatifs d’un parent peuvent indirectement refléter une réaction à l’éducation qu’il a reçue de ses propres parents. Les grands-parents peuvent ressentir cela comme un rejet de leur propre éducation et être blessés s’ils ne comprennent pas les enjeux actuels. Des tensions peuvent également survenir si les grands-parents tentent d’influencer l’éducation des petits-enfants. Néanmoins, une relation enrichissante peut se développer entre les générations si chacun reste ouvert et disposé à écouter.
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