Le cerveau requiert une alimentation constante en oxygène pour fonctionner correctement. Si l’apport en oxygène est interrompu à cause d’un problème dans la circulation sanguine cérébrale, cela entraîne rapidement des symptômes de détresse avec divers troubles neurologiques. La rapidité avec laquelle l’oxygénation est rétablie joue un rôle crucial dans l’ampleur des dommages subis, d’où l’importance d’une intervention médicale rapide pour améliorer les chances de rétablissement.
Sommaire
Les différents types d’accidents vasculaires cérébraux
Vrai. Un AVC peut survenir suite à l’obstruction d’un vaisseau sanguin par un thrombus, ce qu’on appelle un AVC ischémique, ou à cause de l’éclatement d’un vaisseau, entraînant un AVC hémorragique. Ces incidents provoquent une insuffisance d’irrigation du cerveau, résultant en des déficits neurologiques comme la paralysie, des troubles visuels ou de parole, et des vertiges. Parfois, ces symptômes disparaissent en quelques minutes, un phénomène connu sous le nom d’accident ischémique transitoire (AIT). « Les AIT sont causés par les mêmes mécanismes que les AVC, mais dans le cas des AIT, le caillot se résorbe de lui-même », déclare le Pr Patrik Michel, directeur du département de neurologie au CHUV. Un AIT doit cependant être pris très au sérieux car il peut annoncer un AVC plus grave imminent et nécessite une consultation médicale immédiate.
Inégalités entre femmes et hommes face aux AVC
Vrai. Bien que les symptômes initiaux d’un AVC soient similaires chez les deux sexes, les femmes tendent à exprimer plus de symptômes atypiques. « Certaines études ont montré qu’elles peuvent présenter des signes tels que des changements comportementaux soudains, de la confusion, des difficultés d’élocution et des migraines », confirme la Dre Susanne Renaud, responsable de neurologie au RHNe. De plus, les conséquences des AVC semblent plus sévères chez les femmes, qui sont également plus susceptibles d’en mourir, souvent parce qu’elles sont généralement plus âgées lorsqu’elles sont touchées.
L’AVC, une affliction seulement des personnes âgées
Faux. Les jeunes peuvent également être victimes d’AVC, même si c’est moins fréquent. « C’est une idée reçue dangereuse, car il est crucial de reconnaître et traiter ces cas rapidement », insiste le Pr Michel. Les jeunes atteints peuvent souffrir de conditions telles que des malformations cardiaques ou même un cancer.
Le traitement de l’AVC doit être administré dans un délai de six heures
Faux. Face à un AVC, il faut immédiatement appeler les urgences. « Avec les avancées dans les traitements, nous avons maintenant plus de marge pour intervenir », se réjouit la Dre Renaud. Selon le Pr Michel, « il est maintenant possible d’intervenir jusqu’à 12 et parfois 24 heures après les premiers symptômes ». Les techniques comme la thrombolyse et la thrombectomie peuvent être effectuées même tardivement, bien que plus tôt reste mieux.
Il est impossible de se remettre complètement d’un AVC
Faux. Beaucoup pensent à tort que l’issue d’un AVC est toujours fatale. « On croit souvent à tort qu’on ne peut rien faire contre un AVC et que la vie après n’est plus la même », note la Dre Renaud. En réalité, seulement 5% des AVC sont immédiatement mortels, et les soins post-AVC se sont nettement améliorés. Il est possible de se rétablir totalement, bien que la vie post-AVC change souvent de manière significative, avec une prise de conscience accrue des fragilités personnelles et un mode de vie généralement plus sain.
La prévention est efficace
Vrai. La prévention passe par la gestion des facteurs de risque majeurs tels que l’hypertension, le diabète, le cholestérol élevé, le stress et le tabagisme. « Il est crucial de combiner médication et un mode de vie sain », conclut le Pr Michel. Cela inclut de ne pas fumer, de faire de l’exercice régulièrement, de bien dormir, de contrôler son poids, de gérer son stress et de suivre un régime alimentaire équilibré, comme le régime méditerranéen ou végétarien, et de limiter la consommation d’alcool. « Moins on boit d’alcool, moins on risque de subir un AVC », ajoute la Dre Renaud. Réduire ces facteurs de risque est essentiel non seulement pour prévenir un premier AVC mais aussi pour éviter une récidive.
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